Traitements · Tous cancers
L'ICSF propose l'ensemble des traitements oncologiques modernes — médicaux, radiothérapeutiques et de support — dans une approche coordonnée et personnalisée.
Avant tout traitement — quel que soit le type de cancer — votre dossier est présenté en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP). Cette réunion rassemble les chirurgiens, les oncologues médicaux, les oncologues radiothérapeutes, les radiologues, les anatomopathologistes, les spécialistes d'organes (pneumologue, gastro-entérologue, gynécologue, urologue…), et selon votre situation, des oncogénéticiens ou des psychologues oncologiques. C'est la diversité des expertises et la concertation collégiale qui garantissent la qualité de chaque décision.
Ensemble, ils définissent la stratégie la plus adaptée à vous — pas à un cas général. Vous recevez ensuite un Programme Personnalisé de Soins (PPS), document écrit récapitulant l'ensemble du parcours prévu, que vous conservez. La RCP est une garantie de qualité inscrite dans la loi.
⚡ Accès rapide en cas de problème — quel que soit votre traitement
Toxicité, fièvre, douleur inhabituelle : notre équipe infirmière ou médicale est joignable rapidement. Si nécessaire, une consultation en moins de 48h est organisée — en présentiel ou en téléconsultation. Ce dispositif s'applique à tous nos patients, quel que soit le traitement en cours.
🚨 En cas d'urgence, rendez-vous immédiatement aux urgences les plus proches ou appelez le 15.
La chimiothérapie utilise des médicaments qui détruisent les cellules cancéreuses en bloquant leur capacité à se multiplier. Elle peut être administrée seule ou combinée à d'autres traitements (radiothérapie, immunothérapie, thérapies ciblées).
Les traitements présentés ici illustrent notre arsenal thérapeutique actuel — ils ne sont pas exhaustifs. La recherche avance vite, et de nouvelles molécules viennent régulièrement enrichir nos possibilités de traitement. Certaines sont déjà accessibles via l'Accès Précoce ⭐.
Administrée avant la chirurgie pour réduire la taille de la tumeur, améliorer les chances d'une chirurgie conservatrice, et évaluer la sensibilité de la tumeur aux médicaments.
Administrée après la chirurgie pour éliminer les éventuelles cellules résiduelles invisibles et réduire le risque de récidive.
Association simultanée de radiothérapie et chimiothérapie pour potentialiser les effets des deux traitements — notamment dans les cancers ORL, du col utérin, du rectum et du poumon.
La grande majorité des chimiothérapies sont réalisées en hôpital de jour, sans hospitalisation complète. Vous rentrez chez vous le jour même. Nos HDJ sont organisés pour minimiser les temps d'attente.
Gestion des effets secondaires : nausées, fatigue, mucite, perte de cheveux… Chaque effet secondaire prévisible est anticipé par notre équipe. Des traitements préventifs sont proposés systématiquement. La télésurveillance permet de détecter rapidement toute complication entre les séances.
L'immunothérapie ne cible pas directement les cellules cancéreuses — elle lève les freins que les tumeurs imposent à votre propre système immunitaire, lui permettant de les reconnaître et de les éliminer.
Les traitements présentés ici illustrent notre arsenal thérapeutique actuel — ils ne sont pas exhaustifs. La recherche avance vite, et de nouvelles molécules viennent régulièrement enrichir nos possibilités de traitement. Certaines sont déjà accessibles via l'Accès Précoce ⭐.
Pembrolizumab (Keytruda®), nivolumab (Opdivo®), atézolizumab, durvalumab… Indiqués dans le mélanome, le poumon, le cancer du sein triple négatif PDL1+, le cancer de la vessie, du rein, les cancers ORL, le côlon MSI-H…
Ipilimumab (Yervoy®) — associé au nivolumab (doublet immunothérapie) notamment dans le mélanome avancé, le cancer colorectal MSI-H et le mésothéliome pleural. Ce doublet exploite deux mécanismes complémentaires d'activation immunitaire.
Association de radiothérapie et d'immunothérapie pour un effet synergique : la radiothérapie stimule la présentation des antigènes tumoraux, potentialisant l'action du système immunitaire activé par l'immunothérapie.
Avant tout traitement par immunothérapie, un bilan de tolérance est réalisé (thyroïde, foie, poumons, rein, glycémie…). Un suivi rapproché est assuré pour détecter et traiter précocement les effets indésirables immuno-médiés.
L'immunothérapie est administrée en perfusion intraveineuse en hôpital de jour, sans hospitalisation complète. Vous rentrez chez vous le jour même. Les séances sont espacées (toutes les 2 à 6 semaines selon le protocole).
Effets secondaires à surveiller : l'immunothérapie peut provoquer des réactions immuno-médiées — inflammation de la thyroïde, du foie, des poumons, de l'intestin, des glandes surrénales… Ces effets sont rares mais peuvent être sévères. Notre équipe assure un suivi biologique régulier et une ligne d'alerte dédiée pour réagir rapidement en cas de symptôme inhabituel.
Les thérapies ciblées s'attaquent à des anomalies moléculaires spécifiques présentes dans les cellules tumorales — identifiées au préalable sur votre biopsie. Elles sont en général mieux tolérées que la chimiothérapie classique car elles épargnent les cellules saines. Certaines sont administrées en perfusion à l'hôpital de jour (HDJ chimiothérapie), d'autres sont des traitements oraux pris à domicile, avec un suivi en consultation et en HDJ thérapies orales.
Les traitements présentés ici illustrent notre arsenal thérapeutique actuel — ils ne sont pas exhaustifs. La recherche avance vite, et de nouvelles molécules viennent régulièrement enrichir nos possibilités de traitement. Certaines sont déjà accessibles via l'Accès Précoce ⭐.
Trastuzumab, pertuzumab, T-DM1, T-DXd (Enhertu®), lapatinib, tucatinib… — pour les tumeurs surexprimant HER2. Certains agents comme l'Enhertu® sont également actifs dans les formes HER2-faibles.
Erlotinib, gefitinib, osimertinib… (poumon muté EGFR) ; cetuximab, panitumumab… (côlon RAS sauvage). Traitement oral ou en perfusion, adapté au profil moléculaire de votre tumeur.
Bevacizumab, ramucirumab… — bloquent la vascularisation tumorale. Utilisés dans les cancers du côlon, du poumon, du rein, de l'ovaire et du sein métastatique.
Olaparib, niraparib, talazoparib, rucaparib… — pour les patients porteurs d'une mutation BRCA1, BRCA2 ou d'autres mutations de gènes de réparation de l'ADN. Indiqués dans les cancers du sein, de l'ovaire et de la prostate métastatique.
Palbociclib, ribociclib, abemaciclib… — en association à l'hormonothérapie dans les formes avancées ou à haut risque. Traitement oral avec suivi de numération.
Imatinib, sunitinib, sorafénib, cabozantinib… — une large famille de médicaments oraux ciblant des anomalies moléculaires variées selon le type tumoral (leucémies, GIST, rein, thyroïde…).
Évérolimus, alpelisib… — ciblant des voies de signalisation impliquées dans la résistance à l'hormonothérapie. Utilisés dans les cancers du sein hormonodépendants avancés et certains cancers du rein.
Vémurafénib, dabrafénib, tramétinib… — indiqués dans le mélanome muté BRAF et certains cancers du poumon ou du côlon porteurs d'une mutation BRAF V600. Une cible moléculaire très spécifique identifiée sur la biopsie.
Effets secondaires à surveiller : très variables selon la molécule — éruption cutanée, hypertension, diarrhées, toxicité cardiaque, neuropathie, fatigue… Votre médecin vous informe précisément des effets attendus avant chaque traitement et assure un suivi adapté.
De plus en plus de traitements anticancéreux sont disponibles sous forme de comprimés ou gélules pris à domicile. Si cela offre plus de liberté, ces traitements requièrent un suivi rigoureux et une éducation thérapeutique spécifique — c'est le rôle de notre hôpital de jour dédié aux thérapies orales.
À chaque initiation de traitement oral (capécitabine, inhibiteurs de CDK4/6, inhibiteurs de tyrosine kinase, inhibiteurs de PARP…), une consultation infirmière dédiée vous explique les modalités de prise, les effets secondaires à surveiller, les interactions médicamenteuses à éviter, et les seuils d'alerte pour contacter l'équipe.
Tous les patients sous traitement oral bénéficient d'un suivi à distance via notre système de télésurveillance. Vous signalez vos symptômes entre les consultations via une application ou un questionnaire, et l'équipe réagit en temps réel si nécessaire.
Certaines tumeurs sont "hormonodépendantes" — elles se nourrissent des hormones naturellement produites par l'organisme. L'hormonothérapie prive ces tumeurs de leur carburant.
Les traitements présentés ici illustrent notre arsenal thérapeutique actuel — ils ne sont pas exhaustifs. La recherche avance vite, et de nouvelles molécules viennent régulièrement enrichir nos possibilités de traitement. Certaines sont déjà accessibles via l'Accès Précoce ⭐.
Tamoxifène ou inhibiteurs de l'aromatase (anastrozole, létrozole, exémestane…) selon le statut hormonal et la situation clinique. Durée : 5 à 10 ans. Peut être associée aux inhibiteurs de CDK4/6.
Agonistes ou antagonistes de la LH-RH (leuproréline, dégarélix…), anti-androgènes (bicalutamide, enzalutamide, apalutamide, darolutamide…), ou abiratérone… Traitement souvent long, suivi biologique régulier.
Progestatifs, inhibiteurs de l'aromatase — dans certaines formes hormonodépendantes, avant d'envisager une chimiothérapie plus lourde.
Effets secondaires à surveiller : bouffées de chaleur, fatigue, impact sur la densité osseuse (suivi par ostéodensitométrie), impact sur la libido et la sexualité, prise de poids… Ces effets sont anticipés et pris en charge dans le cadre des soins de support — n'hésitez pas à en parler à votre médecin.
La radiothérapie utilise des rayonnements de haute énergie pour détruire les cellules cancéreuses tout en préservant au maximum les tissus sains environnants. À l'ICSF, toutes les techniques modernes de radiothérapie de précision sont disponibles.
Technique la plus utilisée à l'ICSF. Le faisceau tourne autour du patient en arc continu, délivrant une dose précisément modulée en 7 à 15 minutes par séance. Précision accrue, dose plus homogène, moindre exposition des organes sains.
Ajustement de l'intensité du faisceau en temps réel pour s'adapter à la forme exacte de la tumeur. Idéale notamment pour les cancers du sein lorsqu'on traite uniquement le sein, sans irradiation ganglionnaire associée.
Moins de séances, des doses par séance plus élevées — avec la même efficacité. Par exemple : 15 séances au lieu de 33 pour le cancer du sein, 20 séances au lieu de 40 pour la prostate. Un gain de temps et de confort considérable.
Le patient bloque sa respiration à l'inspiration profonde pendant le traitement. Utilisée pour les cancers du sein gauche — le cœur s'éloigne de la zone irradiée — mais aussi pour toutes les tumeurs mobiles dont la position varie avec la respiration (poumon, foie, pancréas…).
Traitement à très haute dose sur un nombre réduit de séances (1 à 8), guidé par imagerie. Pour les tumeurs de petite taille, le cancer de la prostate, les métastases isolées (cérébrales, pulmonaires, hépatiques, vertébrales) et les réirradiations →
Fusion d'un accélérateur et d'une IRM temps réel. Le traitement s'adapte à la position exacte de la tumeur séance après séance. Section dédiée →
Déroulement d'un traitement : consultation médicale → scanner de simulation → contourage et planification par le radiothérapeute et les physiciens → contrôles qualité → séances de traitement avec suivi médical hebdomadaire. Chaque étape vous est expliquée par notre équipe.
Le dispositif d'Accès Précoce, mis en place par la HAS et l'ANSM, permet à des patients éligibles de bénéficier de molécules innovantes non encore disponibles en ville — parfois plusieurs années avant leur remboursement officiel. C'est l'un des avantages concrets d'être suivi dans un centre comme l'ICSF, en lien direct avec les avancées de la recherche.
Nouvelles associations de chimiothérapie, nouvelles molécules cytotoxiques ou conjugués anticorps-drogue (ADC) en cours d'évaluation — accessibles avant leur AMM pour les patients éligibles.
Nouveaux inhibiteurs de checkpoints, bispecifiques, CAR-T cells… L'immunothérapie est l'un des domaines où l'accès précoce est le plus fréquemment utilisé, avec des résultats parfois remarquables.
De nouvelles molécules ciblant des anomalies moléculaires spécifiques sont régulièrement disponibles en accès précoce — notamment dans les cancers du poumon, du sein, de la prostate et les hémopathies.
De nombreux traitements oraux innovants sont disponibles en accès précoce avant leur remboursement. Votre médecin évalue avec vous votre éligibilité à chaque initiation de traitement.
Nouvelles générations d'antiandrogènes, nouveaux agents hormonaux dans le cancer du sein… L'hormonothérapie évolue rapidement et l'accès précoce permet d'anticiper ces avancées.
Votre médecin ICSF évalue à chaque consultation si vous êtes éligible à un accès précoce. Il n'y a aucune démarche de votre part — c'est l'équipe médicale qui instruit le dossier auprès des autorités compétentes. L'accès précoce est pris en charge à 100% par l'Assurance Maladie.